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     Dans de nombreux écrits il revient qu’une surface minimale de 110 m² est suffisante pour l’hébergement d’un Fab Lab. Le petit Fab Lab de Paris a même prouvé qu’il était possible de faire fonctionner un laboratoire dans 12 m²[1]. La surface de 110 m² correspond à la surface de l’atelier maquette, des machines y sont déjà installées mais une meilleure optimisation de l’espace pourrait certainement convenir à l’implantation d’un laboratoire de fabrication.

     L’équipement nécessaire à la fondation d’un laboratoire de type Fab Lab est composé d’une découpeuse laser[2], d’une découpeuse vinyle, d’une fraiseuse à commande numérique, d’une défonceuse numérique[3], d’une imprimante 3D et d’outils manuels[4]. Il est judicieux d’envisager l’implantation de plusieurs imprimantes 3D pour favoriser la production d’objets imprimés. Je souligne que le fond monétaire dédié à l’achat de ce type de machines peut être fortement diminué avec des machines en DIY. La qualité des objets réalisés sera moins élevée que celles des machines industrielles, mais cela est nettement suffisant pour les travaux d’étudiants. Je porte aussi une attention particulière sur les prix des consommables des imprimantes 3D, le prix de ces matériaux peut rapidement s’élever selon les machines choisies.

     L’utilisation idéale du laboratoire serait de permettre aux étudiants de prendre possession des machines et des techniques numériques. Je prends ici l’exemple des Ateliers de l’ENSCI[5], les étudiants y sont encadrés par une équipe de professionnels et apprennent progressivement à maîtriser des outils qu’ils utiliseront certainement dans leur vie professionnelle.

Il est tout à fait envisageable d’implanter un laboratoire de ce type dans les locaux de l’ENSA PVS. Si l’on se réfère aux propos du professeur Bernier-Lavigne de l’université de Laval au Québec, l’apprentissage par la pratique est fondamental dans le processus de création des étudiants en architecture.

« Implanter un laboratoire numérique dans une école d’architecture s’inscrit dans une tendance mondiale [..]. Du jour au lendemain, les idées de l’étudiant, qui restent trop souvent à l’écran d’ordinateur ou sur du papier, deviennent concrètes, matérielles […]. Confronter ses idées à une certaine réalité, cela bonifie le travail de l’étudiant. Je pense que cela est bien apprécié par les étudiants, ainsi que par les professeurs qui peuvent tout de suite juger de la pertinence matérielle d’un projet. »

Discours de Samuel Bernier-Lavigne pour le journal de la communauté universitaire de Laval Le Fil. Volume 50, numéro 6, octobre 2014. Bienvenue à l’ère de l’impression 3D.


[1] – Source : Le petit Fab Lab de Paris – http://fr.flossmanuals.net/fablab-hackerspace-les-lieux-de-fabrication-numerique-collaboratif/le-petit-fablab-de-paris/ – consulté le 09-02-2015.

[2] – 3 de ces machines sont déjà présentes dans les locaux de l’ENSA PVS.

[3] – Ces deux machines peuvent être combinées en une seule.

[4] – Un grand nombre de ces outils sont aussi déjà présents dans l’atelier maquette.

[5] – Ce sujet est développé dans le II – D – 2 – 4

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